Ce jupon a été un pur caprice créatif de ma part, réalisé à la fin de l’été 2009. J’ai voulu tester des effets de matières, de volumes, de pliages, etc. Beaucoup de fraîcheur en est ressortie : ça fait toujours du bien de sortir de ses habitudes, de ces schémas de pensée qui nous collent à la peau. D’un autre coté, cela à généré de nombreux doutes quant au résultat : prendre plus de risques entraîne implicitement la peur de l’inconnu.

Mais alors, qu’est-il ressorti de ces nouvelles méthodes de travail ?

En regardant mon travail avec plus d’une année de recul, je dirais que ça m’a permis de dépasser l’idée que l’on se fait tous du tricot1, c’est-à-dire que l’on ne peut faire que des écharpes ou des pulls avec de la laine. Ce que prouve ce tutu, c’est que l’on peut faire dire à la maille ce que l’on veut, et si je veux faire du sophistiqué avec mes aiguilles, sans que cela fasse « fait main » 2, c’est possible. Ce qui me séduit lorsque je regarde ces photos, c’est qu’en plus d’être sophistiqué, ce tutu est impertinent : « Et ça, j’adore ».

Que dire de plus ? j’ai une vision très « technique » de la chose, mais vous, qu’en pensez vous ? Si vous vous sentez inspirés, n’hésitez pas à commenter, et donner votre avis.

Pour finir, une petite sur la forme : les photos sont d’Émilie, et sont toujours aussi chouettes. Il faut dire que ce n’est pas évident lorsque le mannequin est aussi souple qu’un manche à balai, avec le sourire subtil qui va avec (serrage de dents : « si, si, je suis détendue, j’te jure ! »).

Photos de Émilie Pistorius.

Notes

1 – « (typeof tricot == pull || typeof tricot == gilet || typeof tricot == écharpe) && tricot == mamie ».

2 – Souvent, l’expression « fait main » désigne un objet de réalisation grossière, voire frustre. Ce terme a selon moi des connotations trop péjoratives, voir condescendantes, dans une société où le fait d’acheter est plus facile que de réaliser.