Ce boléro a été réalisé pour les fêtes de fin d’année 2010. Il s’inscrit dans la lignée de l’écharpe Estran Rocheux réalisée l’été dernier.

Une interprétation du kimono à contrepied des précédentes. À la sobriété et à la modernité j’ai préféré l’impérieux, le mystère et la mélancolie. Le doré se mêle au noir tel le dernier rayon de soleil se perdant dans les ténèbres.

Dans mon esprit s’est mélangé beaucoup d’images et de divagations oniriques. Des références à l’Antiquité à l’exotisme de l’Orient, la décadence d’empires immémoriaux, l’ivresse, le poison, la mort.

Oubliez les strass et les paillettes : l’humeur est à la tragédie et au fantasque. Allez, c’est pas tout ça mais j’ai hâte d’y être : que la fête commence !

Photos de Émilie Pistorius.

  1. Note pour les tricoteuses : ces deux modèles m’ont demandé tellement de travail (finesse de la maille combinée à un jacquard) que j’ai tricoté le modèle suivant avec des aiguilles 4 fois plus grosses. Ça a été un réel soulagement pour mes petits doigts d’informaticienne. Tout ça pour souligner que ce projet fut réellement titanesque. Après 3 mois de travail acharné, j’ai commencé à fantasmer sur une machine à tricoter. Mais est-ce vraiment raisonnable ?