Voici le premier manteau que j’ai réalisé à la sauce No-way.

L’inspiration vient directement d’un livre sur les kimonos que je feuillète régulièrement depuis quelques années. J’y avais vu une femme revenant de ses courses, vue de profil, portant un kimono relâché. Cette non-forme ample, dévoilant les différentes couches de vêtements portés dessous, m’est longtemps restée à l’esprit. La forme est donc inspirée de celle d’un kimono: décolleté sur la nuque, le col en tricot est ouvert et d’une matière différente du corps. Pour la fermeture du manteau, j’ai opté pour un double boutonnage avec des petits boutons style « cuir » comme une veste canadienne (autre inspiration coup de cœur qui me trotte dans la tête depuis quelques années et qui ne veut plus me lâcher).

Que dire sur le choix des couleurs ? (qui font souvent débat auprès de mes collègues de travail, je tiens à préserver l’anonymat de cette ces personnes) Comme je l’expliquais dans l’article précédent, le choix des couleurs prend de plus en plus d’importance dans mon travail. Pour ce modèle j’ai opté pour un jeu de contrastes forts. Dans un premiers temps ce vert/jaune m’a fait penser à de l’herbe couchée, lorsqu’elle a été longtemps cachée de la lumière du soleil. Ça m’a également fait penser à l’odeur lourde et humide des étables; odeur à laquelle j’ai été confronté deux fois cette année et que je n’avais pas sentie depuis mon enfance. Alors que le bleu rappelle la couleur des fleurs sauvages, et ajoute une note de gaieté à la couleur dominante. Résultat : un mélange un peu frustre, mais lumineux.

La matière principale est de la laine bouillie et les finitions sont réalisées en « Baby Merino » : deux matières chaudes et légères qui apportent du gonflant à ce manteau.

Je vous entends déjà me demander : « Pourquoi avoir mis ‘Comics’ dans le titre de cet article si je vous parle de campagne profonde ? ». Eh bien tout simplement parce que quelques semaines après avoir fini ce manteau, après avoir tenté plusieurs assortiments de couleurs, j’avais l’impression d’enfiler une cape de super-héros. Chose qui n’avait rien à voir avec mon intention initiale, mais qui m’est venue à rebours, comme cette écharpe que j’avais nommé: Cheshire Snood.

C’était à nouveau STPo derrière l’objectif cette fois-ci.