Ce pantalon en velours bleu ciel a été réalisé ce printemps. Je suis très fière de sa conception et confection, car elles ne comportent pas trop d’ erreurs.

Passion Velours

Du velours pour du Printemps/été, ça peut paraître étrange, je suis d’accord. Mais cette matière et moi, c’est une grande histoire d’amour et je tiens là l’occasion de vous l’expliquer.

Toujours là pour toi

Comment résumer cette obsession ? Il y a d’abord le confort : une grande douceur au toucher, une souplesse incomparable au porter. Une envie me prend de vérifier si le tissu est aussi doux qu’il y parait. Je touche, et « Bim » : il est déjà trop tard, je suis accroc (1).

Le jour où tout a basculé

Nous étions en 2004, je vivais cet instant avec l’innocence de mon âge. T’en souviens-tu, mon cher vieux Cimarron ? Tu étais dans un rayon, et moi dans l’allée. Tout est encore très net dans mon esprit, c’était au Printemps Haussman. Nous nous croisâmes et déjà plus rien ne pouvait nous séparer. Je t’ai essayé, puis tout bascula. Ensemble tout était désormais possible.

Mais voilà, après 9 ans de port insouciant, tu t’es usé. Des jours sombres allaient venir : 8 longs mois enfermé dans le placard, et impossible de te trouver de digne successeur. Puis vint ce jour de mai où j’achevai la confection de ce nouveau pantalon ; la page était enfin tournée.

Dur Sur-Mesure

Je vous ai dit à que j’étais contente du résultat ? Oui, je me répète, pour une raison assez simple : sa réalisation a été un vrai enfer.
Tout commença il y a 3 ans lorsque j’appris à concevoir un patron de pantalon, puis à le monter. Cependant chaque essai avait un problème : soit le tracé du patron était mauvais, soit les coutures laissaient à désirer. Affinant mes tracés, améliorant ma technique, j’ai créé 1, 2, 3, puis 7 patrons, et pantalons.

Celui-ci met un terme à cette sinistre série ; il ne me reste plus qu’à réaliser son frère jumeau pour cet hiver.

STPo a réalisé avec beaucoup d’adresse les photos, prises le long de la rue des Pyrénées, à Paris.

(1) Bientôt : Comment j’ai déporté mon addiction du tabac au velours.